Browsing Category

Culture

Culture, Et aussi..., Loisirs

« Hygge » is the new « hype » ?

Depuis quelques temps, j’ai l’impression de voir ce mot partout : HYGGE. Mais c’est quoi ce truc, Hygge ? Encore une nouvelle méthode de bonheur express ? Un truc de bouffe ? Une mode ?

hygge c'est quoi

Photo – Woolgenie CC BY 2.0

Qu’est-ce que le hygge ?

Le hygge désigne un concept d’art de vivre venu du Danemark. En effet, au Danemark, le nuit tombe vers 15 heures en hiver, la philosophie hygge aide donc les danois à faire face à la déprime hivernale. Privilégier la lumière, la chaleur, les plats réconfortants et le plaisir d’être entouré de ses proches, autant de petits moments à savourer !

yankee candle all is bright

La philosophie hygge, c’est donc le mode de vie à la danoise pour faire face à l’hiver : on privilégie la lumière et la chaleur avec beaucoup de bougies, des boissons chaudes (café, chocolat, thé…) et gourmandes, un pull doudou bien chaud (et la tenue qui va avec), une déco’ avec coussins et plaids… De manière générale, on pense « réconfort » et « petits bonheurs » en savourant le plaisir d’être chez soi, on se fait des bons petits plats, on oublie internet et son portable pour savourer des moments entre proches ou juste la vie. Le mot « hygge » se prononce « houga » (même si dans ma tête, je le prononce « Hije » pour ma part…).

Être Hygge ou ne pas être ?

Concrètement, la philosophie « hygge » n’a pas de traduction française, mais elle se rapproche du concept de « cocooning ». Clairement, en ce moment, je pense que les éditeurs et autres « marketeux » se frottent les mains sur le « hygge » en pensant à tous les petits bonheurs (et j’entends par là « profits ») que ça va leur rapporter 😉 C’est un peu ce qui m’embête dans ce mouvement, quelque part, le marketing hygge est à l’encontre des valeurs de cette philosophie. Et comme tout ce qui marche et fait du profit, je pense qu’il va y avoir de plus en plus de « produits » hygge, à l’image de cette boutique hygge à Lyon. Je ne dis pas que c’est « mal » mais je trouve un peu dommage s’il commence à y avoir trop de dérives commerciales.

hygge concept

Pourtant, je trouve aussi positif que l’on s’inspire de la philosophie Hygge. Je ne suis pas Hygge, mais j’ai mes moments Hygge. Par exemple, j’organise mon week-end pour rester chez moi le dimanche le plus souvent possible depuis que j’ai recommencé à bosser en salariée. C’est un peu mon petit plaisir, de me dire que j’ai « du » sortir de mon confort toute la semaine, mais que le dimanche, c’est la journée ou j’oublie toutes les obligations envers la société pour ne me consacrer qu’à moi. Mon dimanche pourrait être Hygge, mais je le passe à faire le ménage, à bosser des fois, à ranger, bref, à m’activer plutôt qu’à cocooner. De même, j’adore les bougies, mais j’en allume une parfumée plutôt que plusieurs. J’aime cuisiner de bonnes choses mais pour le rééquilibrage alimentaire, je me limite.

En somme, la philosophie Hygge, chaleur et réconfort dans ce que l’on fait, avec qui l’on est et comment on vit, je l’approuve… mais je n’ai pas envie de m’en abreuver comme d’un idéal, parce que je vis très bien ma vie actuelle 😉

Quels sont les livres sur le Hygge ?

Vous avez envie d’essayer la recette du bonheur à la danoise mais vous ne savez pas par où commencer ? Voici une sélection de livres Hygge disponibles en français pour vous y mettre, avec mes commentaires personnels pour vous aider à choisir :

livre hygge

Le plus complet : Le livre du Hygge, Meik Wiking, 14,95 euros 

Un joli livre hygge à la présentation épurée, un vrai côté danois, on aime le côté bien renseigné et complet avec des études, des recettes « hyggelig » (hyggelig = adjectif pour dire que quelque chose est hygge), des schémas, mais aussi le fait d’aborder de nombreux aspects de la vie quotidienne.

Il est parfait si… vous avez envie de tout comprendre au hygge et de vous y mettre dans tous les aspects de votre vie.

livre hygge

Le plus mignon : Chat Carnet Hygge de Sagesse – Anne-Solange Tardy et Marie Bretin, 12,90 euros

S’il y a bien un animal Hygge, c’est le chat, non ? Il adore se prélasser, se faire câliner, rester au chaud, se dorer la pilule… Ce carnet propose de se mettre dans la peau d’un chat pour ressentir jour par jour sa sagesse et voir en quoi il a tout compris au hygge, avec des coloriages, des exercices de méditation… Vous pouvez découvrir un aperçu de ce livre directement sur le site de l’illustratrice.

carnet chat hygge

Il est parfait si…  vous avez envie de vous inspirer du Hygge sans trop bouquiner sur le sujet et encore plus, si vous êtes amoureux/se des chats (comme moi quoi^^) 😉

livre hygge

Le plus danois : Heureux comme un danois, Malene Rydahl, 5,60 euros

Plus d’un livre sur le hygge, « Heureux comme un danois » est un livre qui fait le point sur le mode de vie à la danoise en 10 commandements, avec des anecdotes et de nombreuses statistiques. C’est peut-être celui que je trouve le moins « marketing » dans son approche (et c’est aussi le moins cher) pour son côté plus étude. On pourra néanmoins lui reprocher sa présentation trop classique.

Il est parfait si… vous avez envie d’en savoir vraiment plus sur le style de vie des danois plutôt que de suivre un guide qui vous dira comment vivre comme eux.

Et vous, Hygge ou pas ? A vous de me répondre en commentaires !

Rendez-vous sur Hellocoton !
Culture, Et aussi...

Sweet Vicious, une série d’utilité publique…

J’ai mis un peu de temps à me décider à regarder « Sweet Vicious », qui traite du lourd problème des viols dans les campus américains (1 étudiante sur 5 victime de viol ou de tentative !). Il faut dire qu’avec son générique aux couleurs criardes, je m’étais attendue à quelque chose de superficiel… et j’avais sous-estimé l’importance de cette série. A quel point elle met le doigt sur l’ampleur de la culture du Viol, ce travail qui est fait pour montrer toutes les réalités du viol, tous ses visages souvent masculins, mais parfois aussi féminins. Et comment elle le fait aussi, sans faire dans le « drama », avec du fun, de la légèreté, mais surtout du vrai. Tellement de vrai et de justesse qu’il n’y a besoin de rien de plus pour être touché(e) à tous les coups.

sweet_vicious_1-1

Sweet Vicious, de quoi ça parle ?

Victime de viol sur son campus, Jules jongle entre ses deux vies : étudiante membre d’une fraternité le jour, elle a en effet décidé de traquer les violeurs impunis sur son campus afin de les dissuader de recommencer avec une bonne correction. Quand elle rencontre Ophélia,une étudiante plus glandeuse que bosseuse, les deux jeunes filles vont se lier d’amitié et organiser ensemble leur traque pour rendre justice aux nombreuses victimes de viols sur leur campus dont les coupables resteront impunis.

Car sur les campus américains, il existe un réel problème de viols, qui concerne une étudiante sur 5, bien souvent tus… C’est sur cette réalité que Sweet Vicious met le doigt. Mais aussi sur tout ce qui peut concerner le sujet du viol, du consentement sexuel et des séquelles d’un viol.

tumblr_inline_oh06ardxcd1syqoba_540

Mais en fait, Sweet Vicious, ça prône la violence ?

C’est la première question qui pourrait se poser dès le premier épisode : en foutant des raclées aux étudiants violeurs non condamnés, est-ce que Jules – et la série – n’encourage pas à se « faire justice » ? Pour ma part, je trouve que la série fait dans la mesure et ne tombe pas dans ce piège. En effet, après deux ou trois épisodes, on se rend vite compte que :

  • Le but de Jules – puis Ophélia – n’est pas de tabasser à mort, mais bien de dissuader des violeurs qui se pensent « à l’abri » de recommencer. Il s’agit davantage de détruire le sentiment de sécurité des violeurs (qui est bien réel dans les campus US… et même ici, en France, pour certains…) en leur montrant que quelqu’un sait et agit pour défendre les victimes, que simplement de leur « faire payer ».
  • Les filles ne sont pas invincibles : ce n’est pas parce qu’elles savent se battre, qu’elles ne sont pas blessées, mises en difficulté, et qu’elles ne se mettent pas en danger. En somme, « faire justice » peut se payer au prix fort, ce n’est pas « à banaliser ».
  • Très vite, des personnes vont commencer à avoir des soupçons… ce qui peut confronter les filles à la « vraie » justice, qui ne sera pas forcément de leur côté car elles frappent tout de même des gens, et elles en ont conscience.

Oui, il y a de la violence, mais je ne trouve pas qu’elle soit gratuite, ou excusée, ou mal utilisée et surtout Sweet Vicious ne se résume pas ça, ce n’est qu’un « prétexte ». Et à ceux qui vous diront que « oui, mais c’est quand même dangereux comme série, non », j’ai envie de dire que dans ce cas-là, des séries comme « Arrow » (un justicier qui TUE des gens quand même à la base), c’est aussi dangereux et que « mon-dieu, il faudrait aussi interdire les jeux vidéo !!! ».

Pas la meilleure série… mais le meilleur message aux victimes

avis sweet vicious

A mes yeux, Sweet Vicious est loin d’être une série parfaite. Une des intrigues principales développées notamment pour rapprocher Jules et Ophélia au début de la série me semble « bancale » et surtout inutile au fur et à mesure que les épisodes passent.

Pourtant, ce que j’ai aimé avec cette série, c’est clairement tout le travail qui est fait pour soutenir les victimes de viols dans leur combat. Le personnage de Jules est particulièrement révélateur des ravages que ça peut causer : elle casse la figure tous les soirs à des violeurs pour leur couper l’envie de recommencer, mais elle se révèle incapable dans un premier temps de confronter son violeur, qu’elle côtoie encore malgré elle ! J’aime la façon dont le personnage de Jules rappelle qu’une victime de viol peut aussi rire, essayer d’avancer, combattre. Mais que cela ne signifie pas qu’elle n’est pas détruite à l’intérieur, ou que la peur ne peut pas la paralyser. Qu’il ne suffit pas d’être une femme forte, qui a de la gueule, qui sait se défendre… pour ne jamais être une victime. Car oui, il est souvent facile de blâmer la victime pour se donner l’illusion que ça « ne nous arrivera pas, pas à nous ». Ça s’appelle le victim-blaming et cet article en parle très justement.

J’aime aussi beaucoup Ophélia et son amitié avec Jules. Son extravagance, mais aussi sa sensibilité, et sa façon d’avoir toujours l’attitude juste… sans être un modèle d’amitié. Clairement, Ophélia n’est pas un modèle dans son comportement avec les gens, ce n’est pas l’amie parfaite, ni l’étudiante parfaite, elle n’a rien de parfait ! Si ce n’est son attitude envers Jules en tant que victime de viol : elle ne la blâme jamais pour ce qu’elle a subi, elle l’encourage, l’accompagne, elle se montre toujours juste dans ses réactions. J’aime aussi le fait que la série montre que les coupables ne sont pas toujours des hommes : il y a des personnages masculins très positifs dans la série, et des personnages féminins très nuisibles.

De manière générale, la série soutient les mouvements qui se sont mis en place au fur et à mesure aux USA pour aider les victimes, dont la campagne de prévention lancée par Obama « It’s on Us » pour aider à endiguer les violences sexuelles dans les universités.

Vous l’aurez compris, je soutiens à fond Sweet Vicious pour ce qu’elle fait, et c’est pour ça que j’en ai parlé ici. Parce que justement, toutes les femmes – et même les hommes – peuvent être des victimes ou des amies de victimes… Et si regarder une série comme « Sweet Vicious » peut vous permettre d’avoir la bonne réaction si vous veniez à être l’une ou l’autre un jour, si elle peut vous aider à sortir de la honte et du silence, alors je pense qu’elle aura rempli son objectif.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Culture, Et aussi..., Loisirs

Je suis « Flowish » !

Le magazine Flow, c’est cet « ovni » des magazines papier qui a fait son apparition pour un premier numéro depuis mars 2015 et qui fait beaucoup parler… à raison ! Car Flow, c’est un peu un magazine qui renoue avec le papier, la créativité, la simplicité. Flow, c’est le magazine féminin mais pas que, qui fait les choses avec intelligence et nous donne envie de faire la paix avec la presse féminine. Présentation.

avis sur le magazine flow

Derrière Flow, il y a Astrid et Irène mais aussi Gwendoline. Des amoureuses du papier, qui avaient envie de le mettre à l’honneur. Mais aussi de la créativité, de l’authenticité. Il y a quelque chose de frais dans Flow, que l’on a pas vu depuis longtemps, cette passion pour le papier, par ce qu’on peut garder.

avis flow magazine

Ainsi, quand on feuillette le magazine, on tombe sur des petits cadeaux disséminés dans tout le magazine. Des intercalaires carton avec des phrases d’inspiration, à mettre sur ses classeurs ou à accrocher. Ou encore un petit cahier plein de mignons petits détails, dont j’ai décidé de me servir pour mes idées et préparation d’articles de blog. Une guirlande papier irrésistible qu’il me faut encore accrocher au mur. C’est beau, c’est féminin, c’est joyeux, c’est Flow.

magazinelifestyleflow

flow magazine belles rencontres

guirlande flow magazine

cahier flow magazine

cahier flow

Côté contenu du magazine, on retrouve beaucoup de choses dans Flow, de la psychologie positive, des sujets couple et réflexion, de la cuisine, du bien-vivre. J’ai beaucoup aimé les catégories « Belles rencontres » ou encore « Air du temps » et « Réflexion ». On y parle par exemple des bienfaits à prendre son temps, à savourer les moments, de la mémoire (j’en ai retenu l’astuce de dire les choses à voix haute pour mieux s’en rappeler car le cerveau sait plus facilement ou chercher les infos en gros^^)… C’est intéressant à lire, fluide, il y a beaucoup d’émotionnel dans Flow et je pense que ce n’est pas pour rien que le magazine est commercialisé par Prima (qui a très bien compris l’intérêt de la « patte blogueuse » et qui est derrière le rachat d’Hellocoton entre autres 😉 ) car on ressent la petite touche « bonne copine » tellement appréciée des lectrices de blogs.

je suis flowish

article flow

IMG_20150318_201658

recettes flow magazine

On retrouve l’amour du livre de l’équipe avec par exemple un encart sur les plus belles librairies du monde ou encore une interview de libraire à chaque numéro. A l’identique, le magazine a un côté très amour du créatif, notamment avec les sujets sur le crochet, les projets 365, la rencontre de créatifs… c’est un côté que j’aime bien, même si ça me plaît un chouilla moins. J’aime les mots, les papiers, le livre, j’aime jouer avec, moins avec les choses manuelles 😉

crochet flow magazine

Alors, le magazine Flow, je rachète au mois d’avril ? Oui, totalement ! Bon, le magazine est un chouilla plus cher que les titres habituels, autour de 6 euros. Mais j’aime le côté papier du magazine Flow, les sujets sont intéressants, et il y a un petit côté très « personnalisé » (et alors ce concept des intercalaires c’est top !) que j’aime beaucoup. Même les pages shopping sont très sympas, on y retrouve des objets à 1,2, 10,20 euros… et des jolies choses qu’on a vraiment envie d’acheter, comme le mug écureuil Kinto, pas des choses tellement chères qu’on ose même pas en rêver.

mug écureuil kinto

Bref, quelque chose me dit que le magazine Flow a de l’avenir devant lui, d’ailleurs, les quelques copines qui l’ont vu dans mon sac ont toutes voulu me l’emprunter 😉 Bon bien sûr, je garde les petits cadeaux, faut pas déconner 🙂 Et vous, vous avez aimé Flow Magazine ? Le thème du Flow Magazine avril c’est « Courage et vulnérabilité » normalement, ça m’intrigue !

numéro avril flow magazine

intercalaires flow magazine

flow mars

 

Rendez-vous sur Hellocoton !