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Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le bio !

Lorsque l’on veut débuter dans le bio, on peut se poser de nombreuses questions… et obtenir de trop nombreuses réponses. Il n’est pas toujours facile de détacher le vrai du faux, de faire son tri, de tout comprendre. Après son article sur l’huile pailletée bio (que je vous conseille de lire), Amel Bouvyer (ancienne rédactrice en chef de Quelle Santé) va répondre à de nombreuses questions de base sur le bio. Après ça, vous pourrez aller faire votre shopping bio en étant sure d’avoir toutes les informations clé en main !

Copyright Laure Maud pour Les Douces Angevines

En savoir plus sur les cosmétiques bio : questions / réponses

Comment détecter le faux du bio ?

L’offre de cosmétiques bio est aujourd’hui si pléthorique que la véritable question qu’il faut se poser n’est plus « où trouver des cosmétiques bio », mais « comment détecter le faux bio du vrai bio ». Pour bien fixer les idées, sachez qu’un vrai label (Cosmébio, ou Nature&Progrès pour les puristes..), délivré par les pouvoirs publics et repérable par la mention « certifié par » suivie du nom de l’organisme certificateur (Ecocert, Qualité France) est généralement un gage de qualité et l’assurance d’une composition exempte de produits suspects ou issus de la pétrochimie. En revanche, les labels privés, tels « contrôlé par… », développés par certains laboratoires et apposés sur leurs produits sans aucun contrôle extérieur, peuvent réserver quelques mauvaises surprises pour ce qui est des bases des formulations et des ingrédients actifs utilisés.

Les cosmétiques bio sont-ils sans risque ?

Les cosmétiques bio sont soumis à la même réglementation que les cosmétiques conventionnels. Comme eux, ils doivent faire l’objet de tests obligatoires avant leur mise sur le marché. Ces tests vérifient la stabilité et la propreté microbienne du produit dans différentes conditions de température et d’hygrométrie. Ils permettent de simuler le comportement de bactéries pathogènes ou non pathogènes, de levures, de moisissures ou de virus, de déterminer l’efficacité d’un emballage et de valider la date limite de conservation indiquée. Les tests de tolérance cutanée effectués sur des personnes volontaires s’assurent que le produit ne pose pas de problèmes d’allergie. Enfin les tests d’efficacité, non obligatoires, permettent aux fabricants de revendiquer des résultats, notamment dans la publicité.

Mais ne nous voilons pas la face. Certains cosmétiques bio, les crèmes et les laits en particulier, se conservent mal. Et pour cause, les conservateurs qu’ils utilisent ne sont pas aussi radicaux que ceux utilisés dans le conventionnel qui remplissent leur mission certes mais non sans causer des dommages collatéraux. Seules les poudres (qui ne développent quasiment pas de germes pathogènes), les huiles végétales pures et les corps gras simples (comme le beurre de karité ou de coco) peuvent se passer de conservateurs et n’ont besoin que d’antioxydants (comme la vitamine E) pour éviter le rancissement…Il faut donc préférer les flacons à pompe airless et conserver ses crèmes bio au frais, voire au réfrigérateur si tel n’est pas le cas.

Ma crème de jour n’est bio qu’à 12%

Dans les cosmétiques labellisés, seuls les ingrédients d’origine végétale constituent la partie bio. L’eau (les laits corps, les lotions, les shampooings, notamment, en contiennent beaucoup), les ingrédients d’origine minérale (l’argile, le sel, le ghassoul, les pigments minéraux) et les ingrédients d’origine animale (exceptés le lait et le miel) ne sont pas certifiables. C’ est pourquoi, certains produits labellisés affichent de très faibles pourcentages d’ingrédients bio. Mais pas uniquement. Certains laboratoires venus au bio par opportunisme ne vont pas plus loin que le minimum imposé par la législation. D’autres au contraire, les pionniers, les puristes et les passionnés, sont bien plus exigeants que la législation.

Copyright Laure Maud pour Les Douces Angevines

Mon tube de rouge à lèvres est suremballé. Est-ce bien écolo ?

Certaines marques se moquent bien de leur impact sur l’environnement. Or un produit bio est supposé respecter l’environnement. Boycottez les suremballages, les notices d’emploi à rallonge qui font surtout de la promotion, les flacons surdimensionnés. Ces produits ne méritent pas de figurer dans le gotha des produits écologiquement corrects. Boycottez-les.

L’ingrédient mis en avant sur le packaging de mon sérum est en fin de liste.

Très mauvais signe. Cela signifie que l’immortelle ou le myrte ou l’aloe vera mis en avant sur l’emballage, représente moins de 1% dans votre crème. Mais vous avez beaucoup de chance de pouvoir accéder à cette information. Cela n’a pas toujours été le cas. Sachez que la transparence sur la composition des produits cosmétiques est désormais une obligation pour les laboratoires. Il s’agit de la déclaration européenne INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients). Sur chaque produit, doit donc figurer sa composition exacte avec en tête de liste les composants principaux, énumérés dans l’ordre de leur taux de concentration dans la formule. Les ingrédients qui représentent moins de 1 % peuvent être énumérés dans le désordre.

Bonne nouvelle pour les bio-addicts, les laboratoires qui ont signé la charte Cosmébio sont exhortés à présenter sur leurs emballages la liste des composants en langue vernaculaire compréhensible par tous. Encore une raison de préférer le bio !

Mon shampooing bio ne mousse pas

C’est normal. En bio, les tensioactifs dont la fonction première est de faire mousser les produits sont limités. Rassurez-vous, la mousse n’est pas un révélateur de la qualité lavante d’un shampooing. Pour remplacer les tensioactifs de synthèse bon marché et irritants, la cosmétique bio utilise souvent des tensioactifs doux d’origine végétale (sodium cocoyl glutamate, coco glucoside) dont la fabrication coûte beaucoup plus cher.

Ma crème anti-âge bio est-elle aussi efficace que celle non bio de ma meilleure amie?

Sans aucun doute. Et son efficacité se révèlera encore plus sur le long terme. Démonstration. Dans les cosmétiques conventionnels, les labos utilisent souvent des bases inertes et bon marché comme les huiles minérales issues de la pétrochimie ou les huiles de silicone auxquelles ils ajoutent un infime pourcentage de principes actifs. Non seulement l’effet cosmétique des produits est contestable mais de plus, les ingrédients de synthèse peuvent altérer l’épiderme voire passer la barrière du derme et migrer dans l’organisme. Dans les cosmétiques bio, outre les principes actifs revendiqués (et dûment répertoriés dans la liste INCI), les ingrédients de base (excipients) des formules, souvent des huiles végétales, du gel d’aloe vera, des eaux florales aux vertus nourrissantes, anti-radicalaires, hydratantes. La proportion d’ingrédients actifs dans les soins bio est donc en général supérieure à celle des cosmétiques conventionnels. La morale de cette histoire : pour évaluer la qualité d’un produit cosmétique, il faut examiner celle de son excipient.

Les dix commandements de la cosmétique écologique et biologique

• 95 % des ingrédients au moins sont naturels ou d’origine naturelle.

• Pour le label Bio, sur le total des ingrédients végétaux, au moins 95 % sont issus de l’agriculture biologique.

• Pour le label Eco, au moins 50 % des ingrédients végétaux sont issus de l’agriculture biologique.

• Pas de colorants, de pigments ou de parfums de synthèse.

• Pas de silicone, paraffine, huiles minérales issues de la pétrochimie.

• Pas de procédés nocifs pour l’environnement comme l’irradiation ou l’éthoxylation.

• Pas de matières premières OGM.

• Pas de matières premières animales à l’exception du lait et des produits de la ruche.

• Pas de tests d’efficacité ou de tolérance effectués sur les animaux.

• Traçabilité depuis la matière première jusqu’au produit fini.

Je connaissais déjà certaines de ces informations mais j’ai aussi appris beaucoup de choses avec Amel qui a fait un sacré travail pour vous donner toutes les informations pour débuter dans le bio (encore merci 🙂 ). Si vous avez des idées d’articles à lui soumettre, toujours dans le bio, n’hésitez-pas à me les donner en commentaires (allez-y, lâchez-vous 😉 ).

Toutes les photos sont de Laure Maud.

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Des pinceaux écolo et économes !

Je garde toujours l’œil ouvert lorsque je parcours les rayons des pinceaux… aussi, je me suis arrêtée deux fois plutôt qu’une lorsque j’ai croisé des pinceaux écologiques et aux tarifs abordables aux Galeries Lafayette !

J’ai pu en effet découvrir les pinceaux EcoTools. Avec leur manche en bois de bambou, leur packaging très « green and earth », en mode jungle urbaine, le rayon EcoTools ne risque pas de passer inaperçu !

Écologique de nom et de packaging, cette marque de la société Paris Presents l’est aussi à travers une multitude de « détails » : l’aluminium présent est de l’aluminium recyclé, les manches des pinceaux sont en bois de bambou, la société s’est engagée à reverser 1% de son chiffre d’affaires annuel à des organismes environnementaux.  Les tarifs sont très abordables puisqu’ils tournent autour de 6-7 euros. SoS beauté les as testés, elle est très satisfaite.

Je suis très contente de cette petite trouvaille, je trouve ça peu commun une marque qui s’engage pour l’écologie, surtout pour des pinceaux, en proposant des packagings sobres mais très jolis…. futur craquage en vue ! 🙂

Vous connaissez les pinceaux EcoTools ?

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La beauté là ou on ne l’attend pas

Pour la majorité d’entre vous, l’étape du démaquillage est aussi indispensable que celle de la douche et vous avez raison. Aussi joli soit-il, le maquillage – et plus particulièrement les nombreux produits utilisés – peut être à l’origine d’irritations, de problèmes de peau, de l’apparition de boutons… et autres réjouissances.

Si certaines recommanderaient de ne pas se maquiller (mais alors que dire de l’environnement pollué dans lequel on évolue chaque jour et qui a un impact sur notre peau, maquillée ou pas), une bonne solution reste de ne pas négliger l’étape du démaquillage.

En effet, le démaquillage permet de nettoyer la peau et de la laisser respirer. Si cette étape indispensable ne suffira pas à elle seule à vous faire une peau de rêve, l’inverse n’est pas vrai et on voit rapidement les effets sur la peau lorsqu’on ne prend pas le temps de se démaquiller.

Au rang des produits démaquillants, on retrouve plusieurs concepts : la lingette démaquillante (horreur et désespoir), le lait démaquillant (agréable mais pas toujours efficace pour les paupières), la mousse démaquillante (pareil que pour le lait), l’eau micellaire… et l’huile démaquillante !

J’ai découvert les bienfaits de l’huile démaquillante sur le blog de Sonia. Il s’agit en effet du seul produit qui nettoie totalement toutes traces de résidus de maquillage sur la peau. Pour l’appliquer, il suffit de verser une à deux doses de produit dans la main et d’étaler en suivant le schéma ici, disponible sur le blog de Sonia aussi. Après application, il faut rincer et nettoyer la peau avec un gel/une mousse (on s’en fout…^^) pour éliminer tout résidu huileux, qui pourrait obstruer les pores.

Si je ne suis pas une frileuse de la beauté, je n’aurais jamais eu envie de tester l’huile démaquillante si je n’en avais pas lu du bien sur les blogs. Déjà que je déteste quand j’ai la peau qui luit, alors me tartiner d’huile, et puis quoi encore ?

Pour découvrir ce produit, j’ai acheté l’huile démaquillante bio chez Marionnaud, une des moins chères du marché. Certes, c’est de l’huile mais je trouve la texture très légère, au final, c’est agréable de se démaquiller avec. Avec un parfum très léger, cette huile est vraiment efficace, elle ne pique pas les yeux et en plus, c’est du bio ! Elle coute 14,90 euros les 150 ml, et ça dure trèèèès longtemps, voir la fiche du produit ici.

Pour passer au nettoyage du démaquillant (rien que là, tu trouves qu’il y a un problème… mais non !), j’utile le « Clear Purifier » de Unt Skincare.

Unt existe depuis 2004, avec l’objectif de rendre la beauté accessible à tous par des produits de qualité médicale. J’en parlerai plus tard sur le blog, donc je ne m’attarde pas, mais vous pouvez d’ores et déjà trouver toutes les informations nécessaires sur cette adresse : http://www.shopunt.com/fr/FixPage.aspx?id=206

Le « Clear Purifier »  est un nettoyant pour la peau, à base de charbon actif, destiné à éliminer les excès de sébum, les impuretés et à éviter que les pores ne s’obstruent. Il convient tout particulièrement aux peaux mixtes et grasses.

Sa texture se présente sous la forme d’une pâte … grise ! C’est original… et pas si effrayant que ça car au contact de l’eau, la pate perd de sa couleur grise et devient plus « grisâtre ». Encore une fois, la beauté triomphe du « non glamour » ! A l’application, ça ne pique pas, ça nettoie bien et ça laisse la peau toute douce… que demander de plus ?

Au prix de 11,68 euros, je suis plus que satisfaite de ce premier contact avec Unt skincare, le produit est simple mais efficace, je vous le recommande sans hésitation !

Merci à mon porte-monnaie pour l’huile démaquillante Bio Marionnaud et à Unt Skincare pour le test !

En tout cas, autant pour l’huile que pour le Clear Purifier, je suis satisfaite, avez-vous testé l’un de ces produits ? Êtes-vous tentées ?

PS : L’huile démaquillante et le nettoyage consiste en la première étape du millefeuille / layering, voir cet article 😉

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