4 ans après, je n’ai pas « réussi » seule et c’est tant mieux

Je me rends tout juste compte que je n’ai pas publié mon traditionnel billet anniversaire… et c’est désormais chose faite avec cet article qui revient sur les 4 ans du blog ! Et dire que l’an dernier, à la même époque, j’écrivais mon billet-anniversaire en me disant : et si l’amour ne durait vraiment que 3 ans et que cette année était la dernière pour le blog ? Et finalement, non, c’est reparti et ça continue encore et encore.

blog beauté anniversaire

Je n’ai pas « réussi » toute seule

Cela fait quelques mois que j’ai ce billet en tête et je savais que cette phrase y serait. Que ce serait ça, mon billet pour les 4 ans, un hommage à toutes ces personnes qui m’ont permis d’avancer et d’évoluer. Cette phrase est partie d’une expression que l’on entend parfois, au détour d’une conversation, ce fameux « moi, j’ai réussi toute seule ». Comme si c’était une faiblesse de ne pas tout faire toute seule. Cette fameuse phrase à laquelle j’ai fini par répondre, dans ma tête ou à voix haute : Moi, non, et c’est tant mieux.

Parce que oui, c’est vrai, réussir les choses par soi-même, c’est une grosse fierté. Personne ne m’a forcée à créer ce blog, à l’alimenter, à trouver les idées, si demain j’arrête de l’entretenir, personne ne le continuera pour moi. Je pense pouvoir dire que oui, si ce blog beauté a évolué d’année en année, c’est bien parce que j’ai investi le temps et l’énergie nécessaire pour cela.

Mais… je n’ai pas réussi toute seule à en arriver à ce niveau. Durant toutes ces années, j’ai reçu de l’aide de nombreuses personnes : des recommandations ou des conseils de la part de certaines blogueuses, des encouragements et la fidélité des lectrices, la confiance et l’enthousiasme des partenaires divers… Je ne citerai personne parce que c’est personnel et puis j’ai toujours peur de faire preuve d’étourderie mais je n’oublie pas. Je n’oublie pas les mails, les services rendus, les recommandations, les coups de pouce, qu’ils proviennent d’une personne que j’ai peu rencontré ou des personnes plus proches.

Tous ces petits services ont eu leur importance et lorsque je le peux, j’essaye de rendre ce soutien, de rendre service et de donner à mon tour. Que ce soit aux personnes qui m’ont donné ou à d’autres sur la blogosphère, à ma manière, j’aime « passer le flambeau » parce que c’est aussi ça la blogosphère, des gens qui s’entraident et qui se soutiennent. Bien sûr, ce n’est pas toujours aussi rose, JE ne suis pas toujours aussi « rose », mais c’est ma manière de montrer ma reconnaissance par rapport à l’aide que j’ai pu recevoir.

Alors voilà, parce qu’un blog sans ses lectrices n’est rien et parce qu’une blogueuse sans soutien n’ira pas loin, j’avais envie de remercier toutes ces personnes – blogueuses, lectrices, marques, amies – qui ont été là, à un moment, souvent ou encore maintenant. J’avais envie de rappeler l’importance de toutes ces personnes, du moindre petit geste, qui au final, apporte beaucoup. J’avais juste envie de dire pour les 4 ans de mon blog, un gros MERCI. A l’année prochaine ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Comment mieux lire les étiquettes de vos cosmétiques ?

Même si je suis loin d’être une spécialiste, avec ce blog beauté et mes différents tests, j’ai appris à mieux lire les étiquettes de mes cosmétiques grâce à des astuces simples et des conseils pratiques faciles à comprendre. Seulement, en discutant avec une amie à ce sujet, je me suis rendue compte qu’il y avait toujours un gros flou autour de la composition des cosmétiques. Du coup, aujourd’hui, je vous propose de découvrir des astuces basiques et quelques liens sympas pour apprendre à mieux lire vos étiquettes.

packaging-alepia-huiles-1

L’ordre des composants : ça compte !

C’est ce fameux point qui m’a donné l’idée de cet article, suite à une discussion avec une amie qui pensait que l’on pouvait mettre les composants d’un produit dans l’ordre qu’on voulait sur une étiquette… ce qui n’est heureusement pas le cas ! Depuis quelques années, grâce à la déclaration européenne INCI, les laboratoires doivent en effet afficher sur leurs cosmétiques la composition exacte du produit, en faisant figurer les composants selon leur taux de concentration dans la formule. Ainsi, le premier ingrédient mentionné dans la composition sur l’étiquette est celui qui est le plus présent dans la formule, suivi du deuxième plus présent, du troisième… Seuls les ingrédients représentant moins de 1% dans le produit peuvent être mentionnés dans le désordre.

listeinci

Comment ça peut m’aider ? Souvent, savoir cela permet de faire plus facilement la chasse aux parabens ou aux silicones par exemple mais aussi de vérifier le discours marketing d’une marque. Par exemple, si cette crème qui se revendique « naturelle » et « concentrée en huile d’argan » fait apparaître « argania spinosa » (le terme latin pour l’huile d’argan) dans les derniers composés, derrière tout un tas de composés non naturels, vous pouvez en conclure qu’elle se moque sûrement un peu de vous.

Combien de temps dure un cosmétique ?

Comme tout produit, un cosmétique peut être périmé… mais comment savoir combien de temps mon produit cosmétique doit durer ? Je vous en parlais dans cet article sur le délai de péremption des cosmétiques, il existe un sigle tout bête pour ça :

Ici, le 12M est pour 12 mois, soit la durée de conservation du cosmétique après ouverture. La petite astuce pour ne pas se tromper est de mettre une petite étiquette autocollante avec la date d’ouverture de votre produit. Attention, pensez-y pour vos tests, même une ouverture et un swatch rapide du produit fait démarrer le compteur ;)

Si vous avez besoin d’un petit rappel, voici quelques délais de conservation à retenir pour le make-up :

Les produits qui durent le moins longtemps se trouvent du côté du make-up pour les yeux : le mascara se conserve trois mois, et le liner 6 mois. Petite exception, le fard à paupières qui peut durer jusqu’à 2 ans (dans les faits, j’ai encore des palettes qui ont bien 6-7 ans qui font très bien leur job^^).

Côté teint, vous aurez plus de temps : 6 à 12 mois pour le fond de teint, un an pour les correcteurs de teint et même jusqu’à 2 ans pour les blushs, poudres et bronzers.

Enfin, côté lèvres, 1 an pour le gloss, 2 ans pour les rouges à lèvres.

Et le bio dans tout ça ?

Quand on commence à s’intéresser à la composition de nos cosmétiques, on pense souvent vite au bio. Eh oui, justement, le bio, c’est un peu LA réponse à nos soucis, car censé être à base de formation plus naturelle et moins bourré de saloperies. Sauf que le bio a fini par avoir un tel développement que toutes les grandes marques s’y sont mises… pour le meilleur et pour le pire.

packaging-alepia-boite-blanche-2

Par exemple, attention aux faux amis : « produit naturel », « frais », « pur », « sans conservateur » autant de mentions qui peuvent induire en erreur et dont l’emploi reste flou. En gros, une crème peut arborer un packaging green et jouer volontairement sur son discours pour prétendre qu’elle ne l’est pas… De même, certains ingrédients qui « font peur » (comme les parabens) peuvent être remplacés par des substituts qui ne sont pas forcément meilleurs. Conclusion : fiez-vous à la composition, pas au discours autour, si vous voulez vraiment être sûre de ce que vous achetez (bon, après, si vous êtes moins vigilante, ce qui est aussi mon cas au passage, c’est à vous de voir)… ou en tout cas, essayez d’en savoir plus.

Je vous recommande aussi de relire cet article  questions / réponses sur les cosmétiques bio ou encore de lire cet article de Mon Côté Fille sur les labels et l’appellation bio, ou encore cet article général et celui-ci avec un tableau de comparaison des labels bio.

Comment mieux décrypter les composés ?

Ici encore, pas toujours facile de s’y retrouver ! Je commence de plus en plus à jeter un œil à mes étiquettes et parfois je pense : ça a pas l’air top comme composant ce truc-là, alors que ce n’est peut-être qu’un composant inoffensif. Prenons par exemple la « castor oil », qu’on peut lire sur certaines étiquettes. Attends, quoi, de l’huile de CASTOR ? OH MON DIEU LES PAUVRES ! Sauf que la castor oil ne vient pas d’un animal mais d’une plante, il s’agit en effet d’une dénomination pour l’huile de ricin.

Du coup, pour mieux décrypter les composants de vos étiquettes, il est globalement facile de repérer certains ingrédients comme les parabens, et pour les autres, je vous recommande ce très bon article qui fait le point sur les composants des plus propres aux moins recommandés.

Alors voilà, j’espère que cet article vous aura permis de faire le point sur quelques rappels, même s’il n’est pas exhaustif et que je sais que les lectrices de blogs beauté que vous êtes sont sûrement pour beaucoup bien informées. Pour ma part, même si je ne suis pas une adepte du 100% naturel, je me sers de la plupart de ces conseils pour me décider dans mes achats et essayer de ne pas trop me faire avoir.

packaging-alepia-etiquette-shampoing-2

Si vous avez d’autres conseils ou que vous voyez une petite erreur (on ne sait jamais avec ce genre d’articles, j’ai toujours peur de commettre un impair même si j’essaye de me renseigner au maximum^^), n’hésitez-pas à en parler en commentaires. En tout cas, j’espère que cet article vous aura appris quelques petites choses ;)

Toutes les photos de cet article proviennent des packagings de Lisa et Joseph.

Rendez-vous sur Hellocoton !