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Shalimar

Et aussi..., Humeurs

Un mois sans elle…

Il y a un mois, elle était toujours avec moi. La veille, on avait passé la soirée avec ma meilleure amie, et la nuit à dormir avec elle juste entre nos deux têtes, à veiller sur nous. On avait pleuré un peu aussi, elle comme moi, parce qu’on savait que la fin se profilait pour ce chat qui nous avait vues grandir durant 13 années.

Quand je suis rentrée ce soir-là, j’ignorais que c’était la dernière soirée. Mais je savais que c’était le dernier week-end. Je voyais son état dégradé malgré les médicaments, j’espérais qu’elle s’éteindrait paisiblement. Je pensais « si elle ne va pas mieux lundi, il faudra prendre LA décision ». On a eu une belle soirée, elle et moi, un moment câlin à mon arrivée, un appel vidéo avec elle sur mes genoux. Ce n’est qu’un peu après m’être installée dans la chambre à regarder une série que tout s’est accéléré. Elle est partie en 45 minutes des suites d’une embolie. Comme si elle avait tenu jusque là pour nous offrir une dernière soirée. En vérité, ce petit chat a tenu jusqu’au bout, à continuer de s’alimenter, de boire, rester à mes côtés, aussi longtemps que possible et jusqu’à la fin.

Aujourd’hui, ça va faire un mois qu’elle n’est plus là. La plupart du temps, ça va. Je continue de rire, de bouger, de voir des ami(e)s, de vivre. Et puis, par vagues, ça revient. C’est son regard qui me manque. Sa façon de me fixer dans les yeux quand elle venait se faire câliner, ses coups de tête tout en délicatesse, nos moments. Shalimar avait cette manière de vous faire comprendre ses humeurs. De passer devant vous avec dédain, de ne pas obéir aux ordres avec insolence… Mais elle choisissait de vous aimer autant que vous la choisissiez.

Bien sûr, mon autre chat, Minuit, est là. Je l’aime et il m’apporte beaucoup d’amour. Je le dis souvent, il m’apaise beaucoup en ce moment, et je me découvre bien plus calme en sa présence. Nous l’avons tous les deux perdue, et je le sens aussi perdu que moi, à sa façon. Mais il n’est pas elle. Et ça, c’est difficile parfois. C’est difficile d’être confronté à son besoin d’amour encore plus important qu’avant quand l’absence de Shalimar est encore si… présente. Difficile d’être confrontée à des sentiments aussi conflictuels.

Au final, pendant ce mois, j’ai l’impression d’avoir fait tout ce que je pouvais pour l’accompagner dans la mort jusqu’au bout (l’enterrement de ses cendres n’a eu lieu que récemment). Mais aujourd’hui, il me reste encore à apprendre à vivre sans elle, et ce deuil-là me donne parfois l’impression de n’en plus finir…

Mais j’ai eu la chance d’être bien entourée, écoutée, de pouvoir en discuter avec des gens qui ont vécu la même chose. J’ai été aussi surprise par la réaction de certaines amies qui ne sont pas du tout « chat » et qui ont pourtant tellement bien compris l’importance qu’elle avait. J’ai toujours su que ce serait difficile quand je la perdrais, mais je ne pensais pas que ça le serait autant. Néanmoins, au fond, je peux presque me dire que les choses se sont passées « du mieux qu’elles auraient pu se passer », et ça ce n’est pas rien.

Ces retours de voyage qui me manquent…

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